Histoires de Breteuil, l'Oise et la Picardie | Lieux touristiques
Histoire du Blason de Breteuil |
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Le blason de la ville de Breteuil est constitué d'un écu séparé en quatre quartiers garnis de douze alérions et d'une étoile à cinq branches, avec au sommet une couronne murale à trois tours et trois portes, et à la partie inférieure, deux croix de guerre soutenues par deux rameaux de chêne et de laurier. Histoire du blason : On peut découvrir le blason de Breteuil sur les plaques des rues, sur les en-têtes des documents et sur les véhicules municipaux. Il est sculpté dans la pierre située sous le balcon de l'Hôtel de Ville, sur bois, dans la salle des mariages. Il se signale aux automobilistes venant de Beauvais et de Clermont, sur la banquette fleurie située sur le flan de la colline du bel air. A l'origine, le blason de la branche aînée des Montmorency, comptait quatre alerions (petits aigles, sans bec ni pattes, mais avec deux ailes déployées, rappelant les étendards enlevés à l'ennemi) par quartier, soit seize en tout. Les derniers correspondaient aux oriflammes que Mathieu II enleva à l'armée impériale Othon IV, lors de la bataille de Bouvines, remportée par Philippe-Auguste, le 27 juillet 1214. Mathieu II, dit le grand ,connétable de France, commandait alors l'aile droite de l'armée française. La branche cadette des Montmorency-Laval entra par alliance à la seigneurie de Breteuil à la suite du mariage en 1305 d'Evrard et de Montmorency. Le blason de cette famille différait légèrement de celui de la branche aînée. C'est ainsi que dans le quartier supérieur droit de l'écu (l'écu étant disposé devant la poitrine), les quatre alérions sont remplacés par une étoile à cinq branches. Le blason actuel est constitué d'un écu, considéré comme le coeur des armoiries, auquel viennent s'ajouter les éléments extérieurs. Soit au sommet une couronne murale à trois tours et à trois portes (Breteuil étant considérée comme une "bonne localité",pas très peuplée. Les grandes villes comptent quatre ou cinq tours). La partie inférieure comporte deux soutiens constitués par un rameau de chêne et un rameau de laurier reliés par un ruban. Le chêne symbolise la force, et le laurier le triomphe. Les extrémités du ruban enserrent deux croix de guerre; la première, avec palme fut remise le 23 octobre 1921 en même temps que celles de Broyes, de Rocquencourt et de Sérévillers. La seconde avec étoile de vermeil, fut remise le 7 mai 1950. |
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Histoire de l'eau à Breteuil |
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L'eau est présente partout à Breteuil, non seulement avec la Noye, mais avec toutes les sources qui naissent sous nos pieds dans le centre-ville (exemple : le ruisseau St-Jacques, le Gué du Nil, etc...)
Un nom de rue rappelle à Breteuil l'omniprésence de l'eau : la rue de Fontaine.
Au moins six sites, encore visibles à Breteuil aujourd'hui, se rattachent à l'usage de l'eau, en-dehors de la Noye bien sûr : - le Moulin des Moines, moulin hydraulique de l'abbaye mentionné dès 1049 ; - le Moulin d'Orgissel, moulin seigneurial (actuel terrain de camping) ; - l'ancien abreuvoir, situé au niveau du pont de la rue de Paris ; - la fontaine-lavoir, dite « grande fontaine », de la rue de Fontaine (créée en sa forme actuelle en 1766) ; - la fontaine-lavoir dite du Gué-du-Nil, à l'angle des rues de Paris et de Montdidier (car le cours d'eau qui longe les maisons de la rue de Montdidier porte ce nom) ; - la fontaine-lavoir du pont de l'Enfer, près du Moulin des Moines. Jusqu'au XVIIIe siècle, les crues périodiques de la Noyé endommageaient les habitations et bâtiments situés à proximité. Les usages de l'eau étaient multiples jadis à Breteuil : - approvisionnement en eau potable ; - nettoyage du linge ; - lavage des moutons avant la tonte ; - pâture du bétail dans les marais et dans la Prairie (actuel emplacement du stade Jacques-Descamps) ; - usage de l'eau pure pour le nettoyage des peaux par les tanneurs (d'où le développement très important de l'artisanat du cuir, qui nécessite beaucoup d'eau); - source d'énergie pour les nombreux moulins hydrauliques de Breteuil ; - abreuvoirs pour les animaux. Les moulins hydrauliques étaient utilisés pour une grande diversité de moutures : moulins à farine, à tan (écorce de chêne broyée pour la tannerie des peaux), à foulon (pour assouplir les draps), à huile, Quelques anecdotes : - Vers 1345, une jeune fille de Breteuil, nommée Margote Le Bosquillon, se noya près du moulin d'Orgissel. Une longue querelle opposa alors les représentants du vicomte de Breteuil et ceux de l'abbé, pour savoir de quelle justice relevait cette affaire, de la justice de l'abbaye ou de la justice du seigneur. - Tout au long de l'histoire de Breteuil, des conflits opposèrent le meunier des Moines et celui d'Orgissel, au sujet du contrôle de l'eau. Ainsi, au début du XVe siècle, un meunier du seigneur, nommé Perrot Guillon, ferma les vannes de son moulin afin d'inonder le Moulin des Moines. - Jusqu'au XIXe siècle, l'actuelle rue Raoul-Levavasseur portait les noms de rue du Trou-du-Loup et de rue du Loup, parce qu'une tradition ancienne affirmait que les loups du bois de Breteuil venaient s'abreuver dans le petit cours d'eau passant au bas de la rue, cours d'eau qui prenait sa source dans la vallée Saint-Pierre (autrefois vallée humide). - Sous le règne de Louis XVI, le chancelier de France, Charles-Honoré de Barentin, par ailleurs seigneur d'Hardivillers, avait introduit sur la table royale, à Versailles, l'eau de Breteuil, réputée alors pour sa pureté. En janvier 1792, le premier règlement de police municipal interdit, sous peine d'amende, voire de prison si récidive, d'aller laver son linge dans les fontaines exclusivement utilisées pour l'approvisionnement en eau potable.
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L’Oise est constituée de plusieurs pays situés dans les anciennes provinces d’Ile-de-France et de Picardie. A l’époque gauloise, les Bellovaques, les Silvanectes, les Suessions et les Veliocasses se partagent le territoire. Incorporée à la Gaule Belgique lors de la conquête romaine en 57 av. J.C., la contrée se développe alors surtout grâce à la prospérité de Beauvais et de Senlis. L’évangélisation de la région entraîne la création de trois évêchés: Beauvais, Senlis et Noyon. Les Mérovingiens, les Carolingiens, puis les Capétiens conservent la région dans leur domaine, et ils s’y rendent fréquemment. Le futur Charlemagne est sacré roi de Neustrie en 768 à Noyon et, en 987, Hugues Capet est élu roi de France à Senlis, puis sacré à Noyon. Pendant le Moyen Âge, jusqu’au règne de Saint Louis, les rois doivent faire face aux prétentions du puissant évêque comte de Beauvais. Ils prennent l’habitude de céder en apanage des comtés de la région à leurs proches, comme Philippe le Bel qui donne le comté de Valois à son fils Charles au XIVéme siècle.
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|  | Du XI e au XIIIéme siècle, le développement économique favorise l’épanouissement des arts, auquel contribuent non seulement les donations des princes et des rois, mais aussi les dons des pèlerins et ceux des drapiers. Des églises et des abbayes gothiques sont édifiées, ainsi que des ouvrages militaires et civils. Particulièrement touchés par la guerre de Cent Ans, les habitants de la région expriment leur mécontentement lors de la révolte paysanne de la Jacquerie, très durement réprimée. En mai 1430, Jeanne d’Arc est capturée à Compiègne. Malgré les guerres de Religion, l’invasion espagnole de 1636 et la Fronde, les XVI e, XVII e et XVIII e siècles marquent une période de relative prospérité. Colbert fonde la manufacture de tapisseries de Beauvais en 1664. Pendant la guerre de 1870, les allemands occupent le département. La « zone rouge », qui désigne les destructions maximales pendant la Première Guerre mondiale, passe par le Soissonnais et le Santerre. En 1918, l’armistice est signé dans la clairière de Compiègne, en pleine forêt. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’occupant allemand établit au camp de Royallieu un centre de rassemblement pour les départs vers les camps de la mort. |

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Foyer culturel, le territoire qui couvre actuellement la Picardie administrative fut toujours au coeur des mouvements qui arquèrent ou agitèrent l'histoire de la France et de l'Europe. Au Moyen Age et durant l'époque Moderne, la destinée de cette région est étroitement liée à celles des dynasties royales qui occupèrent le trône de France. Dés les mérovingiens, les abbayes de Corbie et Saint-Riquier jouèrent un rôle fondamental dans la naissance de la pensée intellectuelle et artistique de l'Europe du Nord. Ayant adhérées relativement tôt au christianisme, et étant situées au coeur du domaine royal, carolingien puis capétien, les villes de Laon, Soissons, Noyon, puis Amiens et Beauvais furent placées sous l'autorité d'évêques qui jouèrent un rôle fondamental pour l'équilibre de la monarchie et la construction des grands principes de l'État. Prise entre des principautés puissantes, la région constitua un point d'appui pour les rois face aux velléités des comtes de Flandres ou de Champagne et surtout face aux ducs de Normandie, également rois d'Angleterre. De ce fait, elle connut les épisodes les plus marquants de la guerre de Cent Ans avec la bataille de Crécy en 1346 et la signature du Traité de Picquigny en 1477. |
La Picardie est aussi la terre où Calvin exerça les premiers temps de son office avant sa réforme et quelques dizaines d'années plus tard le pays où vécu La Fontaine. À toutes les époques, la Picardie fut considérée comme le grenier à blé de la France. Au XIXe siècle, elle devient la région productrice de la nouvelle manne agricole: la betterave. Le XIXe siècle est aussi celui de l'épanouissement de l'industrie, le textile fut une des principales sources du développement économique. Elle accueillit aussi l'industriel et utopiste: Godin, des rêves duquel est sorti le Familistère. Le XXe siècle lui fut plus cruel, la Première Guerre Mondiale marqua la région d'une large cicatrice dont témoignent encore aujourd'hui les nombreux édifices et les villages qui sont nés de la reconstruction. La position géographique de cette région fait d'elle un espace qui, plus que tout autre offre une lecture exceptionnelle des meilleurs et parfois des pires aspects de l'Histoire de l'Europe Occidentale. 600 000 ans d'histoire... Des sites archéologiques étonnants, des villages pittoresques parmi les plus beaux de France, six splendides cathédrales gothiques, de nombreux châteaux princiers et une multitude d'abbayes et d'églises de style cistercien, roman et gothique primitif ou flamboyant. Il est peu de régions qui peuvent s'enorgueillir de garder un souvenir aussi vivant de plusieurs siècles de civilisation ...
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Histoire du Monument aux morts |
|  | - le Monument aux morts a été construit et inauguré en 1921. Il a été réalisé par les marbriers brituliens Georges Bertin et Auguste Boussard, mais je ne connais pas le nom de l'architecte éventuel qui a établi les plans, nécessairement validés par les services de la Préfecture;
- le financement est en grande partie communal, mais comme pour la plupart de ces Monuments, une souscription publique a dû être ouverte;
- il s'agit d'un Monument relativement standard pour ce qui est de la statue du Poilu victorieux : la figure en est donc parfaitement anonyme.
Il est à préciser que la physionomie de ce Monument a quelque peu changé au niveau du socle. En effet, dans la disposition originelle de 1921, le Monument reposait sur un enrochement. Cet enrochement a rapidement disparu pour faire place au socle actuel.
Sources : Société historique de Breteuil (Article en cours de rédaction) |
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